Ma 2ème participation au marathon de Caen

Totalement perplexe face au thème, je pars de cette idée et du côté mathématique de la formule. J’avais aussi l’envie de faire un film dans un milieu complètement blanc, largement inspiré d’une scène du merveilleux THX1138 de George Lucas.
A la base, je voulais une fille pour jouer le 2eme personnage, sur les 48h du marathon, je n’ai pas trouvé, donc j’ai rempli le rôle. Cependant, perfectionniste incurable, j’ai pris le temps après le marathon pour remplacer ces plans avec une vraie fille et masquer les défauts de lumière. Voici une version un peu remaniée du film présentée au marathon, la version définitive.

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Un poème un peu wesh

Poème personnalisé
(du lascard amoureux)

Comme un matin d’octobre,
tes yeux m’enivrent de manière purpre.
Je chaloupe, tu bégaies.
La cascade d’eau sacrée
ne cesse de roucouler la mousse du monde.

Comme une hirondelle hivernale,
ton sourire m’incite à insister sur la résistance intrinsèque des méta bloquants solidifiés.
Je ne sais que faire, où aller, je vais m’étouffer.

Soudain la saison sèche m’assiège,
je soulève une sèche contre un mur rêche ; et la rap.

Mais ta peau lisse efface le cauchemar et le mauvais souvenir.
Le ciel se dégage sur un coucher de soleil.
Tu t’endors paisible, dans un cocon de chaleur.

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Pour l’anniversaire de Clémentine

Le voyage de Clémentine

Les fesses bronzées, Clémentine s’égare entre les hautes herbes des dunes.
Un léger vent soulève des grains de sable qui lui fouettent la peau rougie.
Elle aime cette sensation de flagellation. Etrangement elle se sent libre.
Tous les mouvements sont possibles, tous les cris et les pensées les plus folles.

Mais elle reste immobile et silencieuse.
Un frisson remonte de ses poumons pour nouer sa gorge et remplir ses yeux d’eau de mer.
Ses lèvres tremblent.
Le temps est parfait, aucun nuage ne vient déformer le bleu azur du ciel.
Quelle solitude !

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Vunion Lautrec, chapitre 16 [10000]

 

Elle faillit le gober d’un coup quand le pélican lui proposa un marché.

-Balak attends ! Tsé j’ai un bon deal pour toi. Je laisse mes gosses dévorer que tes jambes, et ensuite j’te relache où tu veux.
-Ca me parait encore bien douloureux, moua-t-elle. J’ai envie de mourir, mais que se soit propre, comme un euro neuf.
-Leur bec, il est trop aiguisé aussi tsé, avec un anesthésiant intégré, ya pas de souçaillde.
-Si justement, répondit-elle en montant d’un ton.
-C’est réglo, j’t’emmène, s’obstina-t-il en prenant un virage serré et en traversant le mur du son.
-Je lâche le poisson immédiatement !
-Ne fais pas ça, t’es trop bête, dit-il en rétrogradant sous la vitesse sonique. J’peux t’faire un pont en or sur la côte ouest ma grande. Avec des chaînes autour du coup et des vrais havanes.
-Premièrement, au petit déjeuner je mange une pomme avec du pain, et non des chaînes. Secondement, je ne fume pas, c’est tellement dérisoire et mauvais. Dernièrement, que ferai-je d’un pont tout rigide et aussi voyant ?
-Attends, j’te calcule pas au niveau de ma proposition mortelle.
-Tu as écouté ce que je viens de dire ?
-Yo, mais t’as pas dû capter mon langage imagé. J’t’ai fais un deal de ouf, tu peux pas refuser.
-Cette fois c’est toi qui attends ! Je ne sais pas ce qu’elles ont mes jambes pour toi, ce pourrait être flatteur dans un autre contexte, mais là ça m’écoeure.
-Elles sont bonnes conclu-t-il.
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Le dos d’Alexandra m’a inspiré

TIBOUDOS

Concrètement, ce n’était qu’un dos.

Mais alors pourquoi celui-ci m’emplissait-il de mystère ?

La fenêtre, transperçant le mur, laissait déjà passer les rayons orange du soleil. Ainsi, une chaude lumière remplissait la pièce et enveloppait le dos. On avait l’impression qu’il se faisait le plus beau du monde, afin de rivaliser avec notre étoile.

Le dos se soulevait régulièrement, dans un mouvement aussi ample que fluide, totalement hypnotisant. La peau semblait se dédoubler et former un halo presque divin. Sous l’effet de cette respiration, les reflets dorés qui s’y dessinaient en scintillaient.

La fenêtre, dont la vitre était tirée, laissait aussi entrer les senteurs de l’été. La douce chaleur faisait perler une fine pellicule d’eau sur la peau toute lisse. Si bien que sa légère fragrance me parvenait. Elle était à la fois épicée et suave. Une bouffée d’air frais me faisait tourner la tête.

Ce dos ciselé pour les regards les plus exigeants, n’était qu’une tentation pour le toucher. Mes mains tremblaient sensiblement. Cependant, je ne pourrais en connaître l’aspect.

Etait-ce la raison du mystère ?
Ou bien venait-il de la coïncidence de tous ces détails réunis ?
Peut être que le secret était tout simplement qu’il s’agissait du dos d’Alexandra.

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Vunion Lautrec, chapitre 15 [1111]

Elle attrapa la rambarde de ses mains recouvertes de croûtes de sang noir séché et se jeta.
Flell fléchit sur ses genoux. A la sortie du vitatif il se sentit faible. Mais quelque chose d’autre l’avait fait défaillir. Ce séjour n’avait rien changé, il pensait toujours à elle, ce qui dépassait les capacités de sa fonction.
Il comprit alors un aspect crucial : ce voyage n’était pas inutile dans la mesure où il lui fit réaliser l’importance de l’attachement qu’il portait à Blanchette. Il devait sortir de sa fonction, oublier ce système, et faire passer le sien propre avant : libre arbitre indispensable.
En quittant l’Aretha Lesta, Flell avait de la guimauve plein la bouche jusqu’au fond de la gorge. La substance molle et sucrée remontait dans ses sinus et remplissait son crâne. Sa caboche était lourde et douloureuse ; il lui était impossible de prendre une décision. Mais comme il marchait pour sortir du bâtiment, et qu’il ne pouvait entreprendre de s’arrêter, son enveloppe corporelle déambulait tel un escargot à qui on aurait coupé les antennes rétractables. Dans cet état, à ce moment précis, il s’en branlait la coquille.
D’ailleurs, en traversant la rue, les véhicules glissaient sur lui et les grenouilles s’écrasaient toujours à côté de ses pas. Comme si ce retrait de lui-même, le soustrayait aussi aux dangers réels et physiques du monde.
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Vunion Lautrec, chapitre 14 [1110]

Ses yeux s’écarquillèrent quand elle vit Flell en sortir, un sac à la main. Il venait d’acheter quelques objets roses, car des formes anguleuses bombaient la surface du sac. Elle fut submergée de plaisir en le voyant. Sa simple présence vivante à quelques mètres de là, créa un feu d’artifice dans son esprit et une vague de lave dans son corps. Mais elle n’osait bouger. Il ne l’avait pas vu et elle restait immobile. Il s’éloignait dans un effet de ralenti, tandis que l’esprit de Blanchette tournait à la vitesse d’une essoreuse de bonne qualité. Cependant il tournait en boucle et dans le vide, aucune décision ne fut prise au moment où la silhouette de Flell fut engloutie par la foule de la coupole. Le contact était rompu.
Elle passa alors instantanément de l’ahurissement à une colère envers elle-même. Elle vit un piano tomber à très grande vitesse vers le sol et se précipita en dessous. Aplatie, elle se releva et lança son poing dans le vide. Il heurta un enfant au visage, elle s’excusa et alla s’enfermer dans un four à poulet de la galerie. Elle ressortit en cendres et fit quelques pas sans but. Puis son esprit commença à former l’idée de l’impossibilité. Ça ne pouvait pas se finir ainsi, elle devait agir. Elle se jeta enfin dans la direction qu’il avait emprunté. Evidement, elle vit son véhicule disparaître au loin.
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