mentale
Allongé.
Mes jambes sont encore prises. Le temps d’attraper mon genou gauche pour le tirer de là, la masse gélatineuse a une fois de plus eu le temps d’absorber mes épaules. J’essaie de me dégager. La sueur ruisselle sur tout mon corps. Je pue. Et cette chose à la constitution incolore et inodore est pourtant sale et écoeurante. Je m’agite frénétiquement, mais je suis toujours pris jusqu’à la taille. Je m’étire et agrippe la paroi. J’y laisse des bouts de peau. La masse semble gémir de plaisir. Mais surtout, elle s’est multipliée. Appuyé sur les coudes je tends mon cou pour découvrir qu’un long filin orange brille depuis la chose insondable jusque dans l’obscurité des profondeurs. La frayeur me gagne. J’y devine une nouvelle forme identique !
Mes coudes glissent tous les 2, l’arrière de ma tête heurte violement le sol froid et dur. Je la sens ramper sur ma peau et caresser mes aisselles. A moitié inconscient, je crache. Les 2 masses m’entourent maintenant. Je me redresse et m’extirpe lentement de la 1ère en gardant les yeux rivés sur la 2nd. La ventouse n’est pas si puissante, mais elle est implacable. Ma volonté se fissure car je ne peux me relâcher, me laisser aller au repos un seul instant.
Tout serait perdu.
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