Le retour des éparpilles.

éparpille

Au moins 16 nouvelles éparpilles vont venir papillonner vos neurones. Je rappelle au passage qu’il s’agit de minis histoires de 2-3 lignes.
Ce qui nous amène, au moins, au 29 avril 2011. Mais pourquoi toujours ‘au moins’ ? Car si j’en écris d’autres d’ici là, bien entendu tout se prolonge.
En tout cas une chose est sûre, si vous faites le calcul, nous allons dépasser la barre psychologique et mythique des 100. Wouhou !

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090

Sifflou le serpent avait perdu sa sonnette. Terrorisé par sa vulnérabilité, il farfouilla toutes les branches de tous les arbres, retourna tout le sol de la forêt. En vain. Reprenant son souffle un instant, il fût attaqué par un papillon à sonnette.

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‘Le suivant’, nouvelle inédite.

Je dois être un peu décalé dans le temps, car cette nouvelle était parfaite pour une rentrée. Plus particulièrement scolaire. Cela dit, elle doit pouvoir se déguster tout de même pour Pâques. Joyeuses cloches.

LE SUIVANT

Jean-François Léger, 26 ans. Professeur de mathématiques placé en poste au collège Louis Pasteur de Lyon. Son tout premier cours en tant que professeur titulaire.

Après la présentation d’usage, sa classe regroupant des LV1 allemand et anglais, il demanda à ses élèves qui faisaient allemand afin de constituer ses groupes de TD. Personne ne leva la main. Il demanda donc qui faisaient anglais, aucun d’eux ne se manifesta. Les élèves le regardaient, impassibles. Une pression montait en lui. Tentant une approche humoristique, il demanda qui était là pour rien, mais n’obtint aucune réaction.
Avant que la crispation ne le gagne, il voulait déverrouiller la situation. Alors il demanda crânement s’il ne s’agissait pas d’un bizutage organisé par un autre professeur. Tout le monde le regardait, personne ne répondait.
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2 commentaires
Nikubik:
Hey merci couz. J'espère que tu n'as jamais eu ce genre de bizarrerie, Monsieur le professeur. ;)

JuLien:
Bien sympa cette nouvelle. C'est vrai que les rentrées (et qui plus est , la première...) sont des journées qui stressent toujours un peu. Bien vu et bien écrit mon couz JUL

Interruption de Jukins

Bonjour.

Si jamais vous êtes choqué par l’absence de mises à jour ici, vous avez raison. En fait je suis en pleine réflexion quant à la direction à prendre avec Jukin.
En effet les épisodes sont de plus en plus longs, donc plus trop adaptés à l’internet puisque personne ne se lance dans la lecture d’un paragraphe de plus de 6 lignes (choix arbitraire mais surement juste).

En plus les publications s’espacent d’autant. Je songe donc à modifier la formule tout en voulant développer l’univers. Donc je pensais à faire des épisodes qui se suivent dans une histoire avec une intrigue plus général, mais le problème c’est qu’il faut suivre pour comprendre ce qui se passe. Et comme je suis lent ça risque d’être compliqué.

J’imagine aussi passer à une édition papier car les 33 premiers opus représentent 160 pages en livre de poche (j’ai calculé avec mes petites mains). Bref, voilà où j’en suis pour le moment. Je trouverai bien un passage à un moment, peut être un passage secret d’ailleurs. Vous en serez les premiers avertis. D’ailleurs n’hésitez pas à donner un avis, un encouragement ou des insultes gratuites dans la partie commentaire de ce billet.

Kiss kiss bye bye.

L’auteur (ça fait classe, mais ça veut rien dire).
5 commentaires
nikubik:
Ça m'intéresse ton système Timothée, envoies le lien.

Anonyme:
mais le papier c'est le passé maintenant c'est le futur! plus besoin de papier, juste l'internet et avec internet on peut faire du papier comme un livre! un papier livre depuis internet

Audrelfe:
Oh oui, un livre ce serait trop bien ! Je connais 2 personnes qui bossent dans l'édition. Je peux peut-être essayer de leur en toucher un mot. Il faudrait que tu me files du papier à leur donner.
Gros bisous

nikubik:
Oh oui un livre se serait chouette. Faudrait que je trouve un épisode un peu final, qui amènerait au nouveau Jukin, à la nouvelle formule, et qui permettrait de conclure "un peu".
Rêvons.

Violaine:
Un livre c'est bien.

Sinon niveau insulte, en ce moment les composes avec ass me plaisent beaucoup (smartass, dumbass, fat ass) mais on peut pas vrmt dire que ca te soit approprie pour toi.

Une nouvelle animalière

ZOO

 

J’avais décidé d’emmener le petit au zoo.

Ils aiment bien ça les enfants, les animaux.

Moi je trouve ça triste un zoo, on peut dire ce qu’on veut, les animaux y sont malheureux.

Enfermés, bien qu’ils n’aient rien demandé,

et observés toute la journée dans leur intimité qu’ils ont à jamais perdue.

 

On a commencé par les autruches.

Ma foi, elles étaient encore vivaces celles-ci.

Voire menaçantes alors on ne s’est pas attardé.
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Jukin 33, dites 33

Ce matin, Jukin se réveille demain.
titre proposé par Leila

Il se gratta les fesses, énervé. La nuit avait été mauvaise, donc il s’était levé très tard mais il n’avait pas le temps. Comme chaque année à cette date, les habitants préparaient leur Bidule de la journée du Truc. Ils avaient 24 heures afin d’être au point. Le lendemain ils défilaient à tour de rôle sur la scène du théâtre, à l’horaire assigné. Anxieux, Jukin se figea devant sa table. Le petit dej’ était déjà déballé et semblait-il consommé. Pourtant il l’avait débarrassé la veille au matin. Dans l’urgence il finit ce qui restait, les cauchemars flottant encore dans son esprit.

Il était enfant, perdu seul en forêt, submergé par des ombres tortueuses. De rares flashs lumineux d’un soleil blanc l’éblouissaient à travers la canopée. Dans ces décharges de photons la nausée lui montait. Il était projeté furtivement dans son futur où il se voyait flétri, coincé dans un cul de sac de briques rouges. Enfant esseulé, ces visions intermittentes le tétanisaient. Alors quand une énorme masse gluante d’encre jaillit d’un tronc d’arbre, il ne put s’enfuir. Son lui futur se mit à paniquer aussi. La masse sombre approcha indéfiniment, pendant toute la nuit. Son angoisse ne cessa de monter, sans jamais atteindre de paroxysme. Ses lui passés et futurs alternaient sans cesse dans la tête de son lui présent, créant une confusion de terreur. Au moment du réveil, une décharge phénoménale le traversa.Encore embrouillé de ces sensations, il ouvrit son atelier au fond du jardin. Tout le matériel était déballé et des chutes de matériaux découpés. Les copeaux jonchaient le sol. Alors en entendant le bougonnement de son voisin Sirunyk, il alla l’interpeller:
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089

Amélie ne supportait pas le froid hivernal. En réunissant 84 bouillottes elle se confectionna un costume. Quel doux délice cette chaleur diffuse qui englobait son corps une fois glissée dedans. Après avoir vissé le bouchon elle mourut étouffée.

2 commentaires
nikubik:
Merci.
T'inquiète ça va revenir, disons que je suis en phase de rien, d'abandonnement, de malêtre, mais que ça va remonter à un moment et qu'au minimum yen aura 100 oui.

Violaine:
Mais Nikko, tu t'éparpilles plus ? Faut aller jusqu'à 100 au moins.
C'est trop chouette.

Jukin 32

Ce matin, Jukin a compris l’univers.
titre proposé par Tim

Dans la rue montant jusque chez lui, il sautillait. Son cours de klégniole lui faisait toujours le plus grand bien. Quand il approcha de son mur, une épaisse fumée noire s’envolait du jardin. Il se pressa calmement dans sa cours et trébucha. Le mur mitoyen était défoncé en son centre. Une énorme sphère rocailleuse le remplaçait. Noire comme du charbon, elle rougeoyait encore en certains endroits, rejetant de la sciure dans l’atmosphère.

Entre les briques brisées, Jukin approcha prudemment, il trébucha tout de même. Derrière la masse chaude, son voisin Sirunyk bougonnait comme à son habitude. Seulement, en l’apercevant, une lueur apparu dans son regard morne.
_ C’est mon météore de toute façon. Il est dans mon jardin et je l’ai vu en premier lui balbutia-t-il d’une voix sourde et enrouée.

Jukin ne releva pas, trop fasciné par le spectacle. Autour de la sphère, l’impact était matérialisé par des stries en saillies concentriques qui avaient fait onduler la terre. Bien qu’immobile, la scène semblait vivante. La chaleur dégagée faisait bouillonner l’air sur un bon périmètre et le rougeoiement régulier donnait l’impression d’une respiration. Il crut même voir la surface du météore se dilater. Et la répartition des briques fracassées donnait encore à voir le mouvement de l’explosion. La fumée noire s’élevant maintenant en un mince filet achevait le tableau.
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088

Simon grattait la terre avec le dessous de ses ongles. Après une journée d’effort à creuser des centaines de trous, il trouva un énorme ver de terre jaune. Dans son caleçon.

2 commentaires
nikubik:
Tout le ver était recouvert d'une substance urticante.

Simon Dronet:
Ca me gratte

087

Les tripes de Cerbal s’étaient répandues dans le désert. Fait extraordinaire, elles se nourrirent de sable. Au lieu de périr, il devint l’incroyable homme des sables. Mais il s’emmerdait.

2 commentaires
nikubik:
C'est très simple, ça vient de mon imagination débordante. Et ça ne peut pas venir de Saco : pandemino car je ne sais pas ce que c'est et que je n'y vais jamais.
En tout cas c'est inconscient.

Geoffroy Monde:
hahaha, "cerbal" ! Tu sais où tu as découvert ce nom, ou bien est-ce un emprunt inconscient ? C'est drôle dans les deux cas.