Jukin 2

02. Ce matin, Jukin a eu envie de jouir debout.

Il ne sait pas trop ce qui lui a pris, cependant, il ne pouvait pas s’enlever cette idée de la tête. C’est peut être cette énorme érection matinale qui l’obsédait. Mais vraiment, il n’avait jamais vu sa verge dans de telles proportions. Ça l’inquiétait presque. Et si c’était une maladie dégueulasse. Une fois douché et son pénis revenu à une taille normale, il ressentait encore le besoin de se laver. C’est ce sentiment qui lui inspirait de la crainte. Celle d’être envahit par un agent infectieux. Il s’imaginait des bêtes terribles le parcourant dans les plus petites parcelles de tissu organique le constituant.
 

Il se mit à se jeter en l’air, en effectuant des vrilles folles. Comme s’il voulait sortir de lui même, pour se débarrasser de ses aliens. Une fois qu’un mal de crâne insupportable l’eut paralysé, il se calma et s’imposa de rationaliser : « je suis rempli de microbes et ils me sont vitaux de toute façon. » Il n’était pas réellement soulagé, mais ça lui évitait de paniquer aussitôt. L’envie lancinante de jouir debout lui revint encore. Et cette fois sous un jour nouveau. Il y voyait aussi un moyen de se débarrasser de sa maladie. La violence de l’éjaculation, comme une explosion salvatrice, emporterait avec elle les germes malfaisants. Il jubilait. Mais soudain, un doute s’insinua. Son érection fabuleuse reviendrait-elle ?
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4 commentaires
nikubik:
je suis contre la reproduction

romuluxx:
Évidemment je commente la deuxième, j'essaierai de revenir régulièrement suivre les aventures palpitante de Jukin. Un personnage qui sent le vécu...

Mido / Laura:
Quel suspens !! ^_^

Simon Dronet:
ouf

Lancement d’une série de nouvelles: JUKIN, à la vie, à la con

01. Ce matin, Jukin a eu l’idée de faire son site internet de collection de viandes.

Ca commence à sentir dans la cuisine. Une odeur de moisi et de pâte à tartiner. Il en a marre de glisser dans le petit jus rouge qui s’est répandu en flaques sur le carrelage. Alors il revient du magasin d’informatique où le gars lui a vendu tout un matériel inutile et déjà à moitié obsolète. Mais il ne peut pas se débarrasser de toute cette barbaque simplement en la jetant. Pour cela, il a besoin d’abord d’en capturer l’existence. Et même de partager sa fascination. L’Internet lui semble le meilleur moyen.
 

Polaroid à la main, il flash tous ces morceaux mi sanguinolents, mi mousse végétale. Il met un quart d’heure à allumer tout l’équipement d’informatique. Puis, comme le mec lui a indiqué, il insert la disquette griffonnée au crayon : création de site. Tout un tas de fenêtres et d’affichages clignotent devant ses yeux. Il ne comprend rien. Alors il tape au clavier en suivant son instinct. Il regrette un instant de ne pas avoir acheté de souris, mais la facture aurait dépassé son pouvoir d’achat. Finalement un buzz le ramène à l’écran qui affiche : site créé. Jukin n’en croit pas ses globes oculaires. Il a réussi !

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2 commentaires
laurianne:
Faut qu'il garde patience et qu'il mette de bons mots clés pour être bien référencé le Jukin.
Tiens j'ai envie de taper "collection de viande" dans google !

Anonyme:
D'autres que toi ont eu la même idée Justin !!
Faire partager leurs bouts de barbaques !! ce sont des serials killers ! ha ha ha ha ha ...

Neels

Du regret

plante

toi tu es une belle plante, toute jolie avec une fleur
déjà épanouie mais qui ne demande qu’à grandir

moi je t’avais préparé un grand pot avec de la terre
mais j’avais aussi oublié l’essentiel
si bien que je t’ai laissé dans le grand pot
sans t’arroser

tu t’es rabbougrie et heureusement avant de devenir toute fanée
tu es retournée dans ton petit pot ou tu as pu reprendre des forces

et moi je suis seul maintenant, avec mon grand pot plein de terre

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Une nouvelle mythologique

Ô déesse

ô déesse des nuits infinies
exacerbe nos pouvoirs aux limites universelles
prouve au monde à quel point il est notre jouet
fertile et fragile entre nos doigts

fais du reptile le témoin du mal
l’unique rescapé des 1000 vivisections
à jamais sa parole préviendra l’humanité
épargné devant notre menace infernale

ha! ha! ha

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Une nouvelle fulgurante

il a tout mangé

Il a mangé un sandwich et après il est rentré chez lui. Il a enlevé ses chaussettes, son t-shirt, son slip et il a pissé tout d’bout, direct sur les hauts parleurs de sa chaîne. Après il s’est branlé, il a tout mis dans un verre et il l’a mis dans le frigo. Il est resté d’bout devant le frigo ouvert…
Il est tombé sur le dos 1h plus tard, il était mort.

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Pour l’anniversaire de Tristan

TRISTULE

Je t’aime Tristule, car tout bourdonne autour de toi,
quand je te regarde dans le fin fond de ton âme, à travers tes yeux de mandibule.
C’est comme s’il suffisait que tout soit de nouveau frais et arrangé pour qu’enfin l’hélice libère la malice retenue entre tes dents, au milieu du persil et de l’ail.
Mais surtout tes hanches.
Elles peuvent trancher très facilement du bacon.
Oh bien sûr, du bacon fin, mais tout de même.
Quand tu te mets à les bouger, tes hanches,
les mères retiennent leurs enfants de peur qu’ils ne se blessent.
Car on a bien envie de les toucher ces hanches qui brillent,
surtout aux moments où elles sont parcourues de vibrations extatiques.
Je t’en supplie, ce soir, bouge-les ces hanches.

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Un poème un peu wesh

Poème personnalisé
(du lascard amoureux)

Comme un matin d’octobre,
tes yeux m’enivrent de manière purpre.
Je chaloupe, tu bégaies.
La cascade d’eau sacrée
ne cesse de roucouler la mousse du monde.

Comme une hirondelle hivernale,
ton sourire m’incite à insister sur la résistance intrinsèque des méta bloquants solidifiés.
Je ne sais que faire, où aller, je vais m’étouffer.

Soudain la saison sèche m’assiège,
je soulève une sèche contre un mur rêche ; et la rap.

Mais ta peau lisse efface le cauchemar et le mauvais souvenir.
Le ciel se dégage sur un coucher de soleil.
Tu t’endors paisible, dans un cocon de chaleur.

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Pour l’anniversaire de Clémentine

Le voyage de Clémentine

Les fesses bronzées, Clémentine s’égare entre les hautes herbes des dunes.
Un léger vent soulève des grains de sable qui lui fouettent la peau rougie.
Elle aime cette sensation de flagellation. Etrangement elle se sent libre.
Tous les mouvements sont possibles, tous les cris et les pensées les plus folles.

Mais elle reste immobile et silencieuse.
Un frisson remonte de ses poumons pour nouer sa gorge et remplir ses yeux d’eau de mer.
Ses lèvres tremblent.
Le temps est parfait, aucun nuage ne vient déformer le bleu azur du ciel.
Quelle solitude !

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Vunion Lautrec, chapitre 16 [10000]

 

Elle faillit le gober d’un coup quand le pélican lui proposa un marché.

-Balak attends ! Tsé j’ai un bon deal pour toi. Je laisse mes gosses dévorer que tes jambes, et ensuite j’te relache où tu veux.
-Ca me parait encore bien douloureux, moua-t-elle. J’ai envie de mourir, mais que se soit propre, comme un euro neuf.
-Leur bec, il est trop aiguisé aussi tsé, avec un anesthésiant intégré, ya pas de souçaillde.
-Si justement, répondit-elle en montant d’un ton.
-C’est réglo, j’t’emmène, s’obstina-t-il en prenant un virage serré et en traversant le mur du son.
-Je lâche le poisson immédiatement !
-Ne fais pas ça, t’es trop bête, dit-il en rétrogradant sous la vitesse sonique. J’peux t’faire un pont en or sur la côte ouest ma grande. Avec des chaînes autour du coup et des vrais havanes.
-Premièrement, au petit déjeuner je mange une pomme avec du pain, et non des chaînes. Secondement, je ne fume pas, c’est tellement dérisoire et mauvais. Dernièrement, que ferai-je d’un pont tout rigide et aussi voyant ?
-Attends, j’te calcule pas au niveau de ma proposition mortelle.
-Tu as écouté ce que je viens de dire ?
-Yo, mais t’as pas dû capter mon langage imagé. J’t’ai fais un deal de ouf, tu peux pas refuser.
-Cette fois c’est toi qui attends ! Je ne sais pas ce qu’elles ont mes jambes pour toi, ce pourrait être flatteur dans un autre contexte, mais là ça m’écoeure.
-Elles sont bonnes conclu-t-il.
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Le dos d’Alexandra m’a inspiré

TIBOUDOS

Concrètement, ce n’était qu’un dos.

Mais alors pourquoi celui-ci m’emplissait-il de mystère ?

La fenêtre, transperçant le mur, laissait déjà passer les rayons orange du soleil. Ainsi, une chaude lumière remplissait la pièce et enveloppait le dos. On avait l’impression qu’il se faisait le plus beau du monde, afin de rivaliser avec notre étoile.

Le dos se soulevait régulièrement, dans un mouvement aussi ample que fluide, totalement hypnotisant. La peau semblait se dédoubler et former un halo presque divin. Sous l’effet de cette respiration, les reflets dorés qui s’y dessinaient en scintillaient.

La fenêtre, dont la vitre était tirée, laissait aussi entrer les senteurs de l’été. La douce chaleur faisait perler une fine pellicule d’eau sur la peau toute lisse. Si bien que sa légère fragrance me parvenait. Elle était à la fois épicée et suave. Une bouffée d’air frais me faisait tourner la tête.

Ce dos ciselé pour les regards les plus exigeants, n’était qu’une tentation pour le toucher. Mes mains tremblaient sensiblement. Cependant, je ne pourrais en connaître l’aspect.

Etait-ce la raison du mystère ?
Ou bien venait-il de la coïncidence de tous ces détails réunis ?
Peut être que le secret était tout simplement qu’il s’agissait du dos d’Alexandra.

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