Jukin n°15, le début de la trilogie du crayon

15. Ce matin, Jukin a bien mal à la tête.

Ça lui a pris comme ça, dès le réveil. Pourtant il avait une impression évanescente d’avoir fait des rêves doux et apaisant cette nuit. Il ne se sentait même pas encore de mauvaise humeur, malgré la douleur. Ce n’était donc pas un malheur psychologique qui lui causait ce trouble. Quelque chose, quelque part dans son corps, clochait. Il s’assit en tailleur, ralentit sa respiration et ferma les yeux. Comme l’on retrousse une jambe de pantalon, son esprit s’était retroussé en lui-même. Méthodiquement, Jukin parcourait tout son corps. Il communiquait intimement avec lui. Ses organes lui répondaient un à un, puis ses os, ses fibres nerveuses…

La transe s’acheva quelques heures plus tard. Insatisfaisant, les réponses étaient toutes positives. Aucun dysfonctionnement interne. Il se déplia, posa sur sa table de chevet le calepin de notes qui était resté sur son lit. En effet, à l’heure du coucher, il avait eu envie d’écrire son autobiographie. Cela c’était soldé par un échec, mais il avait trouvé rapidement le sommeil.

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1 commentaire
Anonyme:
Héhé ! ça me fait penser à La bête à Mait'Belhomme de Maupassant. Mais disons en moins... normand !
Bisous Monsieur Jedonnepludenouvelles

Audrey Cheval