Jukin 24-2, c’est la deuxième partie

24-2. Ce matin, Jukin se vole à main armée.
(suite et fin)


On le ramena chez lui avec beaucoup de déférence et 1000 excuses, ce qui ne fit qu’augmenter son courroux intérieur. Il avait déjà prévu d’exploser un des entrepôts militaires. Le gouvernement était tellement embarrassé qu’ils ne l’avaient pas reconduit à l’arrière d’une fourgonnette, comme le prévoyait la procédure de sécurité, mais en simple passager d’une jeep camouflage. Il avait ainsi pu mémoriser la route jusqu’à cette base secrète. Après avoir repoussé l’idée de vendre ce renseignement, il se prépara pour son opération.

Comme dans un film, il lança une musique rock du tonnerre et regroupa son matériel. Au sommet dramatique de la chanson, il enfila sa tenue, calé sur les gros riffs de guitare : rah ! serrer la ceinture, rah ! enfiler un gant, rah coller le scratch d’une chaussure de cuir noire à coque métallique profilée. Et pour l’accord final, il passa une cagoule.

Le jour commençait à peine à décliner, mais il voulait faire ce voyage à pied. Aucune base militaire secrète ne prévoyait qu’un homme seul débarque en pleine nuit pour l’attaquer. Ce qui lui faciliterai les choses. Il n’eut aucun mal à retrouver le chemin, et arriva juste à la nuit.

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Jukin 24-1, c’est en deux parties

24-1. Ce matin, Jukin se vole à main armée.

La porte de sa chambre claqua. Il se réveilla en sursaut et aperçu l’heure avant d’être bâillonné. 8h50. Dix minutes avant que son réveil ne sonne. Deux hommes le ligotèrent et le transportèrent, tandis qu’un troisième ouvrait et fermait les portes. Il avait aussi à charge l’observation, afin qu’ils restent totalement furtif. Le jour pointait à peine, mais quand ils l’emmenèrent à l’extérieur, Jukin put apercevoir leurs tenues militaires, à la faible lueur du soleil encore bleu, avant d’être jeté à l’arrière d’une camionnette sombre.

Le voyage fût pénible, car sa position, les mains attachées dans le dos, était très inconfortable. Son épaule droite se meurtrissait contre les reliefs métalliques du plancher, à chaque à-coup du véhicule. Quand les virages étaient serrés à gauche, ses mains s’écrasaient contre la paroi à cause de son propre poids. De plus, un massif fusil mitrailleur pointé entre les deux yeux, persuadait le train du sommeil de ne pas faire arrêt à la station Jukin. Il ne put même pas somnoler.

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